Le préfet a toujours eu au sein du département un rôle de maintien de la sécurité publique. Les archives de la Préfecture et de différents services de l'Etat relevant du ministère de l'Intérieur (commissariats de police, direction départementale de la sécurité publique, renseignements généraux...) sont consultables aux Archives départementales.
Par contre, les Archives de l'Isère conservent relativement peu d'archives militaires. La partie la plus importante en volume et la plus consultée est la collection des registres de rencensement militaire. Depuis 1968, le service historique de l'armée puis le bureau central des archives militaires de Pau versent aux Archives départementales les registres matricules du service du recrutement. Tous les ans ou tous les deux ans, les registres de plus de 90 ans sont versés aux Archives de l'Isère.
Fonds de la Préfecture :
Police générale | | |
| Evénements notables | An IX-1955 |
Surveillance des sociétés |
|
|
| Anarchistes | 1882-1921 | 75 M 1-44 |
Pour la période contemporaine, consulter les fonds des commissariats de police et des renseignements généraux dans la série W, en salle des inventaires des Archives de l'Isère.
Attention, les archives de la Gendarmerie nationale ne sont pas versées aux services d'archives départementaux. Si l'histoire de la gendarmerie vous intéresse : le département Gendarmerie nationale du Service Historique de la Défense se trouve au château de Vincennes, mais comprend également deux dépôts d'archives déconcentrés, à Fontainebleau (Seine-et-Marne) et au Blanc (Indre). Les documents de ces sites sont communiqués dans la salle de lecture située à Vincennes.
Attention, en 2009 a eu lieu le rattachement organique et opérationnel de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur.
Cotes extrêmes : 1 R - 17 R
Dates extrêmes : 1790-1961
Importance matérielle : 206 mètres linéaires
La série R regroupe des documents provenant de la Préfecture et des fonds d'origine militaire (fonds du recrutement, du génie militaire, du ravitaillement, etc.). Les registres matricules se trouvent dans la sous-série 1R, qui s'accroît annuellement car le bureau central d'archives administratives militaires verse les registres relatifs à la classe née 90 ans auparavant.
Recrutement | | |
| Registres matricules | 1859-1940 | 1 R 1000-1865 |
Organisation générale de l'armée | | |
| Organisation générale de l'armée | An VIII-1943 | 1 R 1-60 |
Anciens combattants et victimes de guerre | | |
| Invalides militaires, pensions, secours (voir aussi série L) | 1790-1953 | 12 R 1-57 |
Garde nationale et autres corps spéciaux | | |
| Compagnie de réserve | An VIII- 1817 | 2 R 146-150 |
Gendarmerie | An IX-1944 | 6 R 1-8 |
Sapeurs-pompiers | 1812-19-- | 11 R 1-175 |
Guerres et organismes temporaires en temps de guerre | ||
| Guerres de l'Empire |
|
|
| Correspondance militaire, gardes d'honneur, pupilles de la Garde, militaires incorporés dans la garde impériale, vétérans, baguettes et fusils d'honneur | An VIII-1830 | 13 R 1 |
| Guerre de 1870 |
|
|
| Correspondance, circulaires, dépêches télégraphiques | 1870-1871 | 13 R 8-11 |
| Première Guerre mondiale |
|
|
| Documents généraux
| 1914-1923
| 13 R 17-83
|
La sous-série 7E regroupe les extraits mortuaires de soldats des guerres de la Révolution et de l'Empire originaires de l'Isère et des états signalétiques de soldats isérois (années 1830-1870). Classement par ordre alphabétique des noms de soldats.
Remarque : l'on trouve également des déclarations de décès des militaires (1916-1929) dans le fonds de la cour d'appel (2 U 324-334).
Retrouver un militaire demande de combiner quatre critères qui influent sur le système de classement et sur le lieu de conservation des archives :
Vous trouverez dans Chroniques d'archives n°5 un tableau synthétique sur les lieux de conservation des dossiers individuels de militaires.
Avant la Révolution
Retrouver la trace d'un militaire est difficile, surtout s'il n'est pas noble. En 1669 apparaissent les registres matricules pour la marine uniquement, suite à la création du système des classes par Colbert. Les archives sont dispersées entre différents services d'archives dans certains ports, aux Archives nationales et aux Archives départementales.
En 1716, le système des classes s'étend à l'armée de terre. Les officiers sont presque toujours nobles. Seuls les dossiers des officiers généraux ont été conservés dans la tourmente de la Révolution française. Ceux des officiers ont été reconstitués. Quant aux hommes de troupe, ce sont généralement des roturiers. Les archives se trouvent au Service historique de la Défense (SHD).
Aux Archives de l'Isère, les dossiers ayant trait à l'armée se trouvent principalement dans le fonds de l'intendance du Dauphiné (sous-série 2 C, partie sur les affaires militaires).
Après la Révolution
Le registre matricule aux Archives départementales : une page par homme avec toutes ses affectations depuis le service militaire jusqu'à sa mise en retraite ! Il suffit de connaître l'année de naissance et le département de résidence l'année des 20 ans. Avant le service militaire obligatoire en 1872, il faut consulter les listes du contingent départemental. Les officiers ne sont pas concernés.
Pour aller plus loin :
Bibliographie
BUFFETAUT (Yves), Découvrir la carrière militaire d'un ancêtre, 2005.
« LEONORE » : dossiers de titulaires de la Légion d'Honneur, 1800-1976
« sépultures de guerre » : lieux d''inhumation des personnes décédées au cours des conflits contemporains
« mémoire des hommes » : honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie au cours des conflits contemporains